Aujourd'hui, j'ai commencé à écrire l'une des choses les plus importantes qui soit pour moi. J'espère que j'irais jusqu'au bout. Pour l'instant, ça m'a fait un bien fou. J'ignore si c'est un projet ou une psychanalyse. Mais ça fait du bien.
Un petit morceau:
PROLOGUE :
Ne jamais prononcer le mot « autobiographie ».
Ne jamais considérer les personnes ayant ce vécu commun comme des gens ayant la
même vision des choses. Ne jamais chercher pourquoi. Ce livre est à lire pour
ce qu’il est et non pour ce que l’on voudrait qu’il soit.
Moi : « Je ne pensais pas que je ferais
ça un jour. Pourtant, tu
m'y as forcé. Comme si ce que je t'avais déjà laissé ne te suffisait pas. Il
t'en faut toujours plus. Alors, pour moi aussi
c'est devenu une obsession. Je vais écrire tout ce que j'ai à te dire et on
verra bien ce que t'as à rétorquer.
Os : - Et toi ? Tu veux me faire passer pour
quoi ? Pour un ingrat ? C'est vraiment pas sympa
après tout ce qu'on a vécu. On dirait que t'oublies un peu vite que c'est grâce
à moi si t'en es là.
Moi :- T’as pas tort. Mais je pense qu’on peut pas dire que tu
sois un cadeau. Les cadeaux, on peut toujours s’en débarasser s’ils sont piéger
ou qu’on en a marre. Toi, même dans les pires moments tu es là. Impitoyable et terrible.
Os :- Tu penses pas ce que tu dis. Tu voudrais tout de même
pas qu’on puisse te traiter d’ingrate si ? Tu voudrais pas être comme
moi ? Ne même pas remercier la personne qui t’a sauvé la vie….
Moi :- Tu m’as pas sauvé la vie os. Y’a des gens qui m’ont
sauvé la vie, c’est un fait, mais c’est pas toi. Tu l’as changé sans doute.
C’est tout.
Os :- T’es pas très reconnaissante comme fille. On te l’a
jamais dis ? Limite agaçante voir franchement insolente. On va mettre ça
sur le compte de ta jeunesse. On est pas sérieux à ces âges là comme dirait
Rimbaud.
Moi :- J’avais oublié ça tiens. C’est vrai que t’es pas
complètement con os. Je peux m’en vouloir qu’à moi-même sur ce coup là.
Os :- C’est ça qui est fort ma belle. C’est que quoi que tu
fasses ou quoi que tu dises, je suis toujours là. Je vois tout, je fais tout,
je vis tout.
Moi :- On peut jamais te faire taire hein ? C’est
insupportable tu sais ? Personne t’as jamais dit de te taire et de plus
jamais l’ouvrir ?
Os :- Bien sûr que si. Tu t’en rappelles pas ? C’était
toi. « Arrêtes ! Je veux plus » Tu m’as répété ça des heures
quand je te faisais parfois soufrir. C’était presque risible quand on y
repense. Je suis sûr que tu te trouvais pitoyable dans ces moments là. J’ai
même pas besoin d’en être sûr, je le sais.
Moi :- C’est petit ce que tu fais Os. C’est pas juste
d’utiliser des arguments pareils. Des arguments à moi et à moi seul. Ce sont
pas les tiens. Tu profites simplement de l’existence, de l’importance que Moi,
je te donne.
Os :- C’est bien. Tu commences à comprendre le fonctionnement
des choses. C’est rassurant. C’était limite inquiètant qu’une fille aussi
intélligente aux yeux de tous comprennent pas quelque chose d’aussi
simple.
Moi :- Qu’est ce que tu veux dire ?
Os :- Moi ? Rien. J’ai dû parler trop vite.
Moi :- Je déteste quand tu fais ça. Quand tu te fermes et que
tu refuses de me dire les choses. Si tu me les dis pas à moi, à qui tu vas les
dire ? C’est pas comme si les autres pouvaient t’entendre.
Os :- J’ai aucune crainte pour ça. J’ai quelqu’un qui sait me
faire entendre tu crois pas ?
Moi :- S’il te plait, tais toi.
Os :- Ce serait bien si ça marchait comme ça n’est-ce
pas ? T’aimerais pouvoir me faire taire sur demande, comme avec une petite
télécommande. Comme pour un vulgaire écran de télé. Mais la réalité est plus
compliqué que ça.
Moi :- Tais toi.
Os :- Mais tu l’as déjà dis toi-même. Tu comprends pas
comment les gens font pour arrêter de penser.
Moi :- Je veux que toi,
tu te taises.
Os :- Mais tu le sais comme moi pourtant. Moi, c’est
toi. »
***