mercredi 23 avril 2014

Tenir debout, tenir le cap. Ne pas flancher, ne pas pleurer. Et si un jour, si un jour putain j'en ai assez de ca? Si un jour j'en ai assez de devoir jouer l'adulte alors que tu devrais être le modèle. 

C'est toi l'aîné. Moi je suis ce bébé, qui est né alors que t'étais un ado. Ce bébé qui est né et que t'aurais dû savoir guider. Parce que c'est ça qu'est sensé faire un adulte. C'est ça qu'est sensé faire celui qui est plus vieux.

Là maintenant, c'est toi et tes conneries, moi qui rattrape, moi qui doit tenir, moi qui doit me cacher pour pleurer quand TOI t'ouvres grand ta gueule pour jouer avec tes principes. Moi aussi j'en ai des principes. Et c'est pour eux que je tiens debout alors que toi t'es même pas fichu de soulever les tiens du bout d'un bras. 

Alors non t'as pas "autre chose à faire" . T'es adulte, tu vis, tu assumes. 

mercredi 30 octobre 2013

Une erreur reste dans mes yeux
Je crois que ça n'aurait jamais dû être.
Pourtant, et même si je le veux
Dans ce monde où rien ne sert de paraître.
Elle est.

Je me traine parmi les gens,
T'aurais jamais dû me laisser partir,
Au travers des deux élégants,
Ce putain d'oiseau qui me fait raidir.

Entre vapeurs, la société
S'incline bien bas pour voir mourir
Ce qui reste d'intégrité
Dans l'âme humaine qu'aimerait partir.

Sur nos nuages on oubliera,
On oubliera qu'ils étaient ceux
Qui nous disaient bouffon du roi
Loin là bas, on sera deux. -
On sera mieux.

mardi 29 octobre 2013

Aujourd'hui, j'ai commencé à écrire l'une des choses les plus importantes qui soit pour moi. J'espère que j'irais jusqu'au bout. Pour l'instant, ça m'a fait un bien fou. J'ignore si c'est un projet ou une psychanalyse. Mais ça fait du bien.
Un petit morceau:


PROLOGUE :
Ne jamais prononcer le mot « autobiographie ». Ne jamais considérer les personnes ayant ce vécu commun comme des gens ayant la même vision des choses. Ne jamais chercher pourquoi. Ce livre est à lire pour ce qu’il est et non pour ce que l’on voudrait qu’il soit.

Moi : « Je ne pensais pas que je ferais ça un jour. Pourtant, tu m'y as forcé. Comme si ce que je t'avais déjà laissé ne te suffisait pas. Il t'en faut toujours plus. Alors, pour moi aussi c'est devenu une obsession. Je vais écrire tout ce que j'ai à te dire et on verra bien ce que t'as à rétorquer.
Os : - Et toi ? Tu veux me faire passer pour quoi ? Pour un ingrat ? C'est vraiment pas sympa après tout ce qu'on a vécu. On dirait que t'oublies un peu vite que c'est grâce à moi si t'en es là.
Moi :- T’as pas tort. Mais je pense qu’on peut pas dire que tu sois un cadeau. Les cadeaux, on peut toujours s’en débarasser s’ils sont piéger ou qu’on en a marre. Toi, même dans les pires moments tu es là. Impitoyable et terrible.
Os :- Tu penses pas ce que tu dis. Tu voudrais tout de même pas qu’on puisse te traiter d’ingrate si ? Tu voudrais pas être comme moi ? Ne même pas remercier la personne qui t’a sauvé la vie….
Moi :- Tu m’as pas sauvé la vie os. Y’a des gens qui m’ont sauvé la vie, c’est un fait, mais c’est pas toi. Tu l’as changé sans doute. C’est tout.
Os :- T’es pas très reconnaissante comme fille. On te l’a jamais dis ? Limite agaçante voir franchement insolente. On va mettre ça sur le compte de ta jeunesse. On est pas sérieux à ces âges là comme dirait Rimbaud.
Moi :- J’avais oublié ça tiens. C’est vrai que t’es pas complètement con os. Je peux m’en vouloir qu’à moi-même sur ce coup là.
Os :- C’est ça qui est fort ma belle. C’est que quoi que tu fasses ou quoi que tu dises, je suis toujours là. Je vois tout, je fais tout, je vis tout.
Moi :- On peut jamais te faire taire hein ? C’est insupportable tu sais ? Personne t’as jamais dit de te taire et de plus jamais l’ouvrir ?
Os :- Bien sûr que si. Tu t’en rappelles pas ? C’était toi. « Arrêtes ! Je veux plus » Tu m’as répété ça des heures quand je te faisais parfois soufrir. C’était presque risible quand on y repense. Je suis sûr que tu te trouvais pitoyable dans ces moments là. J’ai même pas besoin d’en être sûr, je le sais.
Moi :- C’est petit ce que tu fais Os. C’est pas juste d’utiliser des arguments pareils. Des arguments à moi et à moi seul. Ce sont pas les tiens. Tu profites simplement de l’existence, de l’importance que Moi, je te donne.
Os :- C’est bien. Tu commences à comprendre le fonctionnement des choses. C’est rassurant. C’était limite inquiètant qu’une fille aussi intélligente aux yeux de tous comprennent pas quelque chose d’aussi simple. 
Moi :- Qu’est ce que tu veux dire ?
Os :- Moi ? Rien. J’ai dû parler trop vite.
Moi :- Je déteste quand tu fais ça. Quand tu te fermes et que tu refuses de me dire les choses. Si tu me les dis pas à moi, à qui tu vas les dire ? C’est pas comme si les autres pouvaient t’entendre.
Os :- J’ai aucune crainte pour ça. J’ai quelqu’un qui sait me faire entendre tu crois pas ?
Moi :- S’il te plait, tais toi.
Os :- Ce serait bien si ça marchait comme ça n’est-ce pas ? T’aimerais pouvoir me faire taire sur demande, comme avec une petite télécommande. Comme pour un vulgaire écran de télé. Mais la réalité est plus compliqué que ça.
Moi :- Tais toi.
Os :- Mais tu l’as déjà dis toi-même. Tu comprends pas comment les gens font pour arrêter de penser.
Moi :- Je veux que toi, tu te taises.
Os :- Mais tu le sais comme moi pourtant. Moi, c’est toi. »

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